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 Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)

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Eva Mayers
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MessageSujet: Re: Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)   Lun 25 Avr - 14:13






Vous avez dit chocolat?

Son interrogation au sujet du comportement étrange de Mentali resta sans réponse, comme si cela n’avait pas la moindre importance. C’était peut-être le cas au fond. Le chat mauve eut certainement ce même ressenti car il retrouva rapidement une position assise, abandonnant son idée d’attirer l’attention d’Eva. Il n’était clairement plus le centre de ses priorités maintenant. Piqué au vif, Mentali s’éloigna de quelques mètres, leur lançant un regard noir digne des Pokémons spectres. Le duel qui l’opposait à Archibald depuis quelques semaines venait de se conclure visiblement et ce n’était pas le chat qui lavait emporté haut la patte, loin de là même.

Eva ne prêta pas plus d’attention que cela au caractère boudeur de son Pokémon qu’elle ne connaissait que trop bien. De toute façon, pas moyen de comprendre ce qu’il voulait, alors autant laisser tomber et retourner à sa romance. Ca au moins, elle savait faire, du moins elle apprenait sur le tas. La situation n’était pas pour lui déplaire en tout cas, bien à l’abri au creux des bras de celui qu’elle aimait. Eva était peut-être maladroite par manque d’expérience, mais ses sentiments n’en étaient pas moins aussi profonds que l’océan. Elle ne quittait plus des yeux désormais Archibald, qui semblait ailleurs à son tour subitement. Il semblait concentré sur quelque chose d’invisible et mystérieux, que seul lui pouvait discerner. Puis, sans prévenir, il fut attiré par cet élément.

Sans comprendre où il voulait en venir, Eva se laissa tirer, n’opposant aucune résistance. Il avait l’air de savoir où il allait, contrairement à la Ranger. Plus les secondes passaient et plus le chemin qu’ils empruntaient se voulait semer d’embuche. Elle qui avait redouté un moment d’entrainer Archibald dans la forêt, pour le coup c’était plutôt lui qui menait la danse. Eva avait même un peu de mal à le suivre par moment, moins convaincue que lui sur la destination à suivre. Les branches, les feuilles, les buissons, les épines, absolument tout ce qu’on peut imaginé dans une forêt leur bloquait le passage. Mais Archibald restait déterminé, ne lâchant pas la main de sa belle. Que diable lui arrivait-il tout à coup ? C’était bien la première fois qu’il surprenait la Ranger à ce point. Elle lui faisait d’ailleurs entièrement confiance, sans quoi elle ne l’aurait jamais suivi.

Après cette course folle au cœur de la forêt, ils arrivèrent enfin à destination et Eva avait bien du mal à en croire ses yeux. Un lac, une cascade, un endroit magique : voila ce qui se dressait devant eux. Les yeux de la brune pétillaient de mille feux. Archibald fit référence au jardin d’Eden et elle devait avouer qu’il avait parfaitement raison. L’air même se voulait pur, tout comme l’eau. Comment résister à l’envie de plonger dedans ? Impossible pour la Ranger. Elle n’avait jamais eut l’occasion de voir ce genre d’endroit et comptait bien en profiter au maximum, l’occasion ne lui serait peut-être pas donné de revivre un tel moment.

- C’est magnifique.

Archibald connaissait-il cet endroit ou n’étais-ce qu’une heureuse coïncidence ? Impossible à dire et au fond ce n’était pas important. Eva n’avait même pas remarqué que Mentali ne s’était pas donné la peine de les suivre, le chat avait prit la subite décision de suivre les traces d’Absol, y trouvant une sorte de consolation ou vengeance, allez savoir avec lui. Depuis le matin, la température avait grimpée de plusieurs degrés, même ici dans la forêt. Eva ne s’en était pas aperçue, mais maintenant qu’elle voyait l’eau, c’était évident. Elle n’avait plus qu’une envie, c’était de plonger dans cette eau, avec lui, de s’abandonner une fois encore dans cet amour. Plus près, toujours plus près. Elle n’avait désormais plus aucun contrôle sur elle-même. Dans l’Archipel, tout était surréaliste. Ce n’était certainement pas à Kantô qu’elle aurait pu imaginer piquer une tête. Mais le climat ici était tropical, rien à voir avec le continent, même à cette période de l’année.

- C’est une occasion qui ne se représentera pas de si tôt.

Aussi souriante que lui, elle lui lâcha la main et fit mine de s’éloigner pour arriver derrière un gros arbre, à l’abri des regards. Elle y déposa son sac ainsi que ses affaires. Il ne lui fallu pas deux minutes pour enfiler son maillot deux pièces de couleur noir, comme ses cheveux. Classique, simple mais suffisant pour une aventurière comme elle. Ses joues avaient pris des couleurs. Ce maillot elle l’avait enfilé des dizaines de fois sur la place, mais jamais devant Archibald. Trop tard pour reculer maintenant de toute façon. Respirant profondément, Eva sortit de sa cachette pour rejoindre avec prudence son guide. Ce n’était pas le moment de glisser sur le sol, surtout pieds nus. Eva n’avait guère froid même si elle se doutait qu’une fois dans l’eau ça serait un peu différent. Entrer dedans était le plus difficile, après ce n’était que du bonheur. Elle n’avait absolument pas remarqué l’absence de la canne d’Archibald et s’était avancée vers lui, jusqu’à le serrer à nouveau dans ses bras.

- Me ferez-vous l’honneur de m’accompagner ?

La chasse au chocolat n’était plus dans l’ordre de ses priorités. Elle s’imaginait déjà dans l’eau, tout contre lui. Plus grand-chose à part un refus net d’Archibald ne pouvait l’arrêter à présent. Eva était menée par ses pulsions, par son amour ardent et incontrôlable. Ses mains se voulaient caresses, ses yeux reflet de son envie.



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Archibald Lannysser
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MessageSujet: Re: Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)   Mar 26 Avr - 1:42




Vous avez dit chocolat ?


Archipel orange - Île Clémentine - Matin





Que dire de ce spectacle ? Je m'en délectais en silence, émerveillé. La nature est si belle, loin des affres de ceux qui l'asservissent. Ici, libre, elle s'épanouit avec une indécente opulence, narquoise. Je ris à voix basse, bras levés, en équilibre précaire sur mon pied gauche, ravi d'avoir suivi mon instinct. Les vibrations du monde y sont tellement puissante que j'en tressaille. J'imagine sans mal que les Pokémon vivant ici doivent posséder une santé à toute épreuve. Je me perds pour observer ce tableau divin, jusqu'à ce que la voix d'Eva me ramène auprès d'elle.

" C’est magnifique. "

Je suis si heureux de parvenir à lui faire partager cet émerveillement. Tout nous est offert, nos cœurs sont libres et sauvages, comme cette scène d'un autre monde.

" C’est une occasion qui ne se représentera pas de si tôt. "

Mon sourcil s'arque avec une moue intriguée. Qu'a-t-elle soudain en tête ? Son regard va à l'étendue d'eau et je crois en avoir une vague idée... Hm. A vrai dire, la tentation me prend aussi. Ce n'est qu'avec cette proximité soudaine que je sens à quel point l'eau me manque. Il fait chaud, il doit être près de midi désormais. J'en ai presque oublié ce pourquoi nous sommes venus, à l'origine. Mais au final, cela importe-t-il ? Pas plus que de savoir qui de l'oeuf ou du Roucool est apparu le premier.

Sa main m'abandonne à mon triste sort et je la vois prestement se fondre derrière l'un des troncs qui forme la lisière de cette étrange clairière. J'ai d'abord le réflexe de vouloir l'y suivre, mais bien vite je m'aperçois de ma stupidité et m'arrête au beau milieu des herbes, maladroitement planté sur une jambe et demi. J'en suis à calculer le chemin le plus sûr et le plus court jusqu'au prochain appui lorsqu'Eva refait son apparition... Dans une tenue que les cieux m'envoient comme une douce taquinerie à mes précédents propos. Mes yeux s'arrondissent de surprise. Que dire, sinon que j'ignorai qu'elle portât sur elle telle vesture ? Ces deux atours de tissus qui cache et souligne sa féminité avec, je l'admet, un goût tout à fait appréciable. Il n'en faut pas plus, malheur, pour me faire perdre le peu d'assurance qui est encore mienne. Je la dévisage sans cacher ni stupeur ni... fascination ? C'est, je pense, le mot qui convient. Que les maladies m'emportent si je n'ai jamais rien contemplé d'aussi... parfait. Chacun de ses mouvements semble aussi gracieux que ceux d'un Millobellus en pleine mer, et sa crinière d'ébène ondule sur sa peau dénudée avec une sensualité à faire pâlir le plus benêt des hommes de loi.

" Me ferez-vous l’honneur de m’accompagner ? "

De... Plaît-il ? Mes lèvres s'entrouvrent de surprise et de gêne. Accompagner... J'enregistre son mouvement : elle désire se baigner à cette source. En ma compagnie. Par le Ciel et la Terre, le feu la glace et la foudre ! Oh. Ma respiration se bloque. Pour rien au monde je ne voudrais refuser. Mais...

" Je.. "

Le feu me monte aux joues. Moi ? En si légère tenue ? J'en aurais si honte. Qu'ai-je à paraître aux côtés de cette incarnation angélique ? Je pense à cette hideuse cicatrice qui me barre le flanc, à mes côtes saillantes et les tracés noirs qui parcourent ma peau blême comme autant d'énigmes muettes et menaçantes. Je suis hideux à côté d'elle. Ses bras m’enlacent avec amour, et je me souviens. De cette promesse, de celle de toujours la servir, de la rendre heureuse quoi qu'il m'en coûte. Son contact me fait frémir - non, vibrer - tressaillir de tout un tas de choses mélangées, sans que je puisse distinctement en définir aucune.

" Eh bien... je..."

Ah, la peste soit de ce tract atroce qui me tord les boyaux. Je dois le faire. Archibald, n'exige-t-on jamais une épreuve, sinon une preuve tout court, pour ce genre de chose ?! Donne-là lui donc ! N'as-tu pas eu ce que tu désirais ? Cette brûlure indélébile de ses lèvres sur les tiennes, ne la payeras-tu pas par un prix de même valeur ? Ce serait en oublier les lois de ce monde. Rien ne sera donné qui ne sera rendu. Et rien ne sera pris qui ne devra être rendu tôt ou tard. Alors je parviens à calmer mon anxiété, je respire et lui dit enfin :

" Il n'y a plus grand honneur. Je vous accompagne, mais... il me faut... je n'ai pas sur moi de quoi me vêtir de la sorte. Permettez que j'ôte d'abord ceci ? "

Je désigne par là mon vêtement. Elle me tient, et grâce à elle, je ne vacille point. Nous pouvons progresser jusque sur cette petite plage silencieuse, où l'ombre des poissons se dessine au fond d'une eau incroyablement limpide. J'aurais cru trouver dans cette jungle quelque mare saumâtre, mais celle-ci semble échapper à la règle. Je laisse Eva les pieds dans l'eau pour venir m'appuyer sur les rochers, pour y effectuer avec pénibilité les tâches qu'elle même a réalisé en un tournemain une minute auparavant.

J'inspire longuement. Un pas. Un autre. J'aurais tôt fait d'y aller à cloche-pied. Mais je parviens jusqu'à l'un des rochers mousseux qui bordent la rive. Je m'y accroche. Une fois certain de ne pas tomber, je déboutonne ma veste et m'en déleste sur la roche. Ma paume s'y attarde, pour y puiser la force de me dévêtir davantage. Certes, pour bien des gens, habitués des bains et des plages en été, ce geste aurait été risible. Mais pour quelqu'un comme moi ? Je redoute son jugement. Plus encore maintenant que je sais ce qu'elle éprouve. Vais-je l'effrayer ? La dégouter ? Tant de questions troublantes que j'aimerai ne pas avoir à me poser. Et l'autre, qui me pousse en avant, avec ces "au diable ta pruderie désuète". Elle m'attend, je ne veux pas la décevoir. Un museau frais touche ma manche.

" Bsol ? "

Seth. Il m'a donc suivi ? J'ai honte lorsque je réalise que je l'avais complètement oublié. Comment ai-je pu...? Son regard est aussi lourd de reproche que si je l'avais abandonné sur un quai de gare. Et c'est certainement un peu le cas. Pourtant, il me rapporte ma canne et ce bon vieux galurin, comme s'il ne m'en tenait pas rigueur...

" Je te le revaudrais, ami. "

"Il y a intérêt", me disent ses yeux de sang miroitant. Je dépose mes effets avec la veste et hôte ensuite mon veston, mes gants, mon jabot et mes souliers avec l'aide de mon vieil allié de toujours. Je lui suis redevable. Encore plus lorsque je le vois s'éloigner vers la forêt, conscient que seule l'intimité me permet de me livrer d'une telle façon à celle que j'aime à appeler "amour", pour maintenant, et pour toujours, je l'espère. Comme bien d'autres avant moi.

Cela faisait bien longtemps d'ailleurs que je ne m'étais retrouvé en caleçon en pleine nature. Chose que tout dresseur en vadrouille fait tôt ou tard, de gré ou de force ! Sauf que la situation, cette fois, est autrement plus embarrassante. Ai-je souvenir de la dernière fois où je me suis retrouvé en dessous face à une dame ? Ah ça... Pas vraiment, à vrai dire. C'est une épreuve à laquelle je n'étais pas préparé. Mais il est trop tard, je suis tenu par mon serment, et même, l’avouerais-je, par un désir tout à fait subjectif. Il me faut près du triple de son record pour parvenir à un résultat similaire, mais après quelques contorsions qui prêtent sans doute à rire, je parviens à me parer seul pour le bain. Je me présente donc dans un appareil fort simple et destiné à finir détrempé : ma culotte coupée à mi-cuisse et ma chemise au col délassé. Et malgré cette mise osée, voire parfaitement indécente si j'en crois les antiques remontrances de ma mère, je n'en garde pas moins ma dignité. Je suis, après tout, en excellente compagnie...

" Madame, si vous voulez bien vous donner la peine... "

Mon bras s'offre à elle pour ce nouveau genre de danse. Je sais qu'une fois dans l'eau, je n'aurais plus à craindre de tomber. Mais je n'en reste pas moins un assez piètre nageur avec une telle hanche. J'espère simplement que le lac n'est pas trop profond. Allez savoir ce qui se cache là-dedans ! Mes pieds glissent dans la vase : elle est fraîche, mais pas bien froide. Un frisson me parcourt, un qui en présage bien d'autres...



Un peu plus haut sur les sentiers balisés, Hitomi continuait de descendre la petite côte, de plus en plus inquiète : voilà plusieurs minutes qu'elle n'entendait plus ni les pas ni les conversations de ses deux amis. Ses Pokémon furetaient joyeusement dans les plantes bordant le chemin, dénichant de-ci de-là quelques unes des friandises laissées là par les organisateurs. Mais la jeune humaine n'en cesse pas moins d'appeler. Sans avoir aucune réponse... Jusqu'à ce que Mentali surgissent de l'un des taillis du bord de route, visiblement pas stressé le moins du monde. Plutôt de fort méchante humeur, d'ailleurs !







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Eva Mayers
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MessageSujet: Re: Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)   Mar 26 Avr - 14:11






Vous avez dit chocolat?

L’espace d’un instant, Eva crue qu’elle allait essuyer un refus. Peut-être s’était-elle un peu emballée dans cette histoire. Elle était jeune, farouche et impulsive. Tout s’était passé si vite une fois encore, qu’elle mettait peut-être la charrue avant les Tauros. Bref, la brune était pleine d’incertitudes et Archibald ne faisait pas grand-chose pour la rassurer, là tout de suite. Il semblait prit de court, Eva ne lui avait laissé aucune porte de sortie et elle venait tout juste de s’en rendre compte. Leur premier baiser ne datait que de quelques minutes et la Ranger avait déjà prit ses aises, profitant de l’élan de confiance qui l’avait emporté comme un ouragan. Sentant l’hésitation dans la voix de son compagnon, Eva relâcha quelque peu son étreinte, mais garda ses main sur les hanches de son compagnon, croisant son regard pour y déceler un indice quant-à sa réponse qui se faisait attendre.

L’estomac d’Eva se nouait au fil des secondes. Archibald tentait des réponses mais aucune phrase n’allait à terme, c’était une vraie torture. Elle l’avait déstabilisé, hélas trop tard pour revenir en arrière maintenant, encore moins dans cette tenue. « Qu’est ce que tu peux être bête parfois j’te jure ! ». La brune n’était guère stupide et se doutait bien des idées qui pouvaient passer par la tête de son bien aimé. La demoiselle étant plutôt une jolie fille, la voir débarquer ainsi devant lui avait du l’intimider. Lui, qui était d’ordinaire si sur de lui, venait de laisser tomber sa carapace. C’était appréciable en un sens, Eva aimait avoir le dessus ce n’était pas un secret. Mais d’un autre côté, le voir aussi perturbé lui faisait un peu mal au cœur. Elle se sentait presque aussi mal à l’aise que lui, d’autant plus que c’était elle qui provoquait cette réaction. En même temps … pourquoi l’avoir entrainé jusqu’ici pour simplement regarder l’eau ? Cette pensée rassura la brune qui resserra son étreinte. Tout dans ce lieu prêtait à la romance et à l’amour. Il allait craquer.

" Il n'y a plus grand honneur. Je vous accompagne, mais... il me faut... je n'ai pas sur moi de quoi me vêtir de la sorte. Permettez que j'ôte d'abord ceci ? "

Bingo ! L’instinct de la jeune femme ne l’avait pas lâché, elle pouvait toujours compter sur lui. Il retrouvait peu à peu de sa prestance et cela faisait plaisir à voir. Il acceptait de jouer le jeu, sachant que c’était là un jeu extrêmement dangereux pour tout deux, où chacun pouvait se brûler, même dans l’eau. Eva n’était plus une innocente petite fille depuis longtemps et avait une vague d’idée du genre de rapprochement que ce lieu pouvait créer. Contre toute attente, elle n’avait pas peur, elle se sentait bien, détendue, bien que pleine de questions. Son inexpérience de la compagnie masculine lui revenait au visage comme le vent sur les côtes. Ferait-elle seulement illusion ? Seul l’avenir le dirait. Servant d’appuis à Archibald, cela elle en avait prit l’habitude et le réflexe, ils gagnèrent la plage rocailleuse. Respectant l’intimité d’Archibald, comme il avait su le faire pour elle, Eva se détourna pour observer l’eau et ce qui s’y agitait.

Evidemment, regarder en arrière était tentant, mais elle résista jusqu’au bout. Ainsi, elle ne vit rien du retour d’Absol, ne réalisant pas, par la même occasion, que son propre Starter était aux abonnés absents. En fait, Eva était si concentrée sur le fond de l’eau, qu’elle était comme coupée du monde. Elle n’entendait plus rien et ne voyait que le fond miroitant de ce lac. Les algues bougeaient avec grâce dans une danse hypnotique, les poissons se mêlant à cette valse sans nom. L’esprit de la brune vagabondait, loin de tout. Elle profitait du plaisir qu’elle ressentait et qu’elle n’avait jamais connu. Maintenant qu’elle y était, elle devait avouer qu’elle avait bien failli passer à côté de sa vie à cause de sa solitude et de son métier. Si Archibald n’avait pas croisé sa route, elle n’aurait pas été là, elle ne serais point amoureuse non plus et ne ressentirais pas toute cette tension en son corps. Ses parents avaient raison en lui disant qu’elle ne profitait pas des choses essentielles de la vie. Maintenant elle s’en rendait compte et comptait bien rattraper le temps perdu. Archibald était celui qui lui fallait, sans aucun doute, il l’aiderait à laisser tomber toutes ses barrières. Ce fut d’ailleurs sa voix qui la ramena à lui.

" Madame, si vous voulez bien vous donner la peine... "

Et comment ! Souriante malgré le fait qu'elle n'aimait pas être appelée Madame, elle se retourna et pu enfin le voir. Elle s’était attendue à le découvrir avec un caleçon long, mais fut encore plus surprise. Ses sous-vêtements étaient plutôt originaux pour l’époque, mais au fond ça collait parfaitement avec sa tenue habituelle. Ce qui étonnait vraiment Eva c’était le fait qu’il ait gardé sa chemise. Etait-il juste pudique ou avait-il quelque chose à cacher ? Impossible que de ne pas s’interroger en le voyant. A côté de lui, Eva avait l’impression d’être nue et cette idée fit monter le pourpre à ses joues. Sa surprise du se faire ressentir car elle mit plus de temps que d’habitude à réagir. Pour le coup, elle n’avait pas pensé à camoufler son étonnement par une de ses nombreuses fausses expressions dont elle seule avait le secret. Archibald avait le don de lui faire oublier ses manières de Ranger. Elle était un livre ouvert pour lui.

Réalisant qu’elle n’avait toujours pas bougé, Eva se dirigea vers lui avant que cela ne devienne trop suspect. Elle agrippa son bras et avança doucement sur la roche humide. L’eau était désormais à ses mollets et plutôt revigorante. Elle n’était pas glacée comme elle s’y était attendue mais cela était suffisant pour faire dresser les poils. Inconsciemment, Eva jetait de temps à autre à coup d’œil à droite pour s’assurer qu’il allait bien, mais s’imaginait aussi Archibald sans cette chemise « a non Eva commence pas, ça va dégénérer ». Ce n’était pas un lac frais qui lui fallait pour lui faire retrouver ses esprits, mais un seau d’eau glacé. Jamais elle n’avait eut ce genre de pensées pour un homme et cela l’étonnait. L’eau atteignait désormais sa taille, mais elle restait près de lui sachant qu’il pouvait encore glisser.

- Ca fait longtemps que je n’ai pas nagé, ça va être quelque chose.

Rien de mieux que de parler d’un autre sujet pour divertir son esprit. Cela fonctionna, du moins pour le moment. Eva lâcha le bras de son ami une fois qu’il fut en sécurité et en profita pour plonger entièrement son corps dans l’eau. Se rafraichir les idées, rien de tel ! Ouvrant les yeux sous la surface, Eva admira les poissons de toutes les couleurs qui fuyaient dans la direction opposée. C’était magique que de vivre un tel moment. Eva espérait que personne ne viendrait les déranger dans ce paradis perdu. Joueuse et ne pensant pas au mal, enfin pas encore, elle contourna les jambes d’Archibald pour se positionner derrière lui, avant de refaire surface. Elle encercla son cou par surprise, veillant à ne pas l’étrangler, laissant ses mains se balader librement sur son torse. Collée dans son dos, elle lui déposa un baiser dans le cou.

- Je n’aurais jamais cru passer une telle journée avec vous sur cette île. Tout est si … parfait.

Eva resplendissait. Ses cheveux désormais trempés étaient raides et descendaient jusqu’à ses reins dans une chute vertigineuse. Le bruit de la cascade était apaisant et cachait quelque peu les paroles de la belle, toujours suspendu à celui qu’elle aimait. C’était cela que le bonheur.



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MessageSujet: Re: Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)   Ven 24 Juin - 2:28




Vous avez dit chocolat ?


Archipel orange - Île Clémentine - Midi





Les ondes à la surface de l'eau, telles des rosaces de lumières, se croisent et se délient sur notre passage, dessinant sur notre trajet un sillage de géométries complexes. J'aime le contraste saisissant entre a fraîcheur intense de l'eau tout autour et la chaleur, ponctuelle et diffuse, de la main d'Eva dans la mienne. Nous avançons jusqu'à ce que l'eau nous monte à la taille. Ici, nous avons encore bien pied. Le fond n'est pas accidenté, juste un savant mélange de pierres polies et de vase. Il y fait si bon que l'on pourrait croire effectivement à un rêve : un équilibre thermique parfait, pas un intrus à l'horizon, et le lac qui nous tend les bras. Je ne regrette rien. Je vis le présent comme rarement auparavant.

" Ca fait longtemps que je n’ai pas nagé, ça va être quelque chose. "

Et moi donc. La dernière fois qu'il m'a été donné de nager, c'était... euh... eh bien... il y a très longtemps. Restons vague. Sa main se sépare, je la suis du regard, fasciné. La voilà qui s'élance, tel un Millobellus plongeant dans le lagon. Je la regarde disparaître sous la surface cristalline. Ah, eh bien, en voilà une façon de ne pas savoir nager ! J'aimerais bien avoir la même !

J'observe d'un œil aimant la silhouette fine qui glisse au fond du lac comme un poisson de belle taille. D'ici, elle paraît voler. Je me détache d'Eva pour relever mon regard vers la cascade qui bruisse un peu plus loin. Elle n'est pas bien haute, mais assez cependant pour que l'on puisse se glisser dessous. La mélodie qu'elle joue sur les rochers est douce et guillerette. L'envie me prend de m'en rapprocher. Mais avec mes pensées, j'ai perdu la course sous-marine d'Eva. Où est-elle ? Je ne m'inquiète pas, je me prends plutôt d'une curiosité taquine. Je plonge une main dans l'étendue limpide et me mouille la nuque. Ce contact me rappelle toutes les fois où je me suis lavé dans les rivières et les cours d'eau. C'est aussi cela, être un vagabond : un privilège que tout le monde n'a pas, celui de côtoyer la nature même dans ces moment-là. Je réitère l'action une ou deux fois, d'un geste sûr, jusqu'à ce que je m'y sois bien habitué.

C'est à ce moment là que je sens à nouveau une présence tout près. Je n'ai pas le temps de me retourner qu'un grand bruit d'éclaboussures m'annonce le retour d'une charmante sirène. Ses bras détrempés m’enlacent comme dans mes rêves les plus secrets, ses cheveux d'ombre s'éparpillent sur mes épaules et je souris, sous le charme malgré qu'elle m'ait à mon tour transformé en gargoulette.

" Je n’aurais jamais cru passer une telle journée avec vous sur cette île. Tout est si … parfait. "

Sa voix est un rappel de la flamme qui me dévore les tripes en silence. Un léger soupir, mélangé à un rire, accompagne ma phrase, tandis que ma tête bascule doucement en arrière contre la sienne.

" Oui. C'est le mot. Parfait. "

Mes bras remontent, mes mains glissent le long des siens. Eva. Tant de choses à dire, et rien ne vient. Les mots me paraissent si futiles. Nous nous sommes déjà tout dit, le reste ne peut pas s'exprimer de cette façon. Nous restons une minute au milieu de l'eau, l'un contre l'autre, bercé par ce silence qui n'en est pas un. C'est... effrayant. Un véritable champ magnétique : approchez-vous donc d'un peu trop près, et sans rien y comprendre, vous vous retrouvez littéralement collé, incapable de vous défaire de cette attraction d'une puissance inimaginable. Il se crée entre nous une telle symbiose, une complicité qui nous replonge dans nos enfances. Et je me sens d'humeur joueuse... Ah, ne l'a-t-elle point voulu ? Elle l'a !

" Prête ? "

Je me laisse tomber dans l'eau et disparaît à mon tour. Mes mains se saisissent de ses chevilles et je la déséquilibre, veillant à ne pas la tirer en arrière. Puis, satisfait de mon méfait, je la tire avec moi, l'entraîne dans une étrange danse sous-marine. Je m'amuse jusqu'à ce que l'air me manque et m'oblige à refaire surface un peu plus loin. Mes cheveux ne sont plus qu'un rideau raide autour de mes yeux et je ris aux éclats. Je la regarde émerger de l'eau. Chacune de ses courbes est une merveille, l'élément eau lui sied comme à nul autre. Elle est fluide, presque aérienne, et pourtant, elle n'a rien d'un simple courant d'air. Les torrents s'incarnent en elle, et leur furie de même. Splendide et sauvage. Comment ne pas succomber ? Je lui souris, tout en me glissant sous le rideau vrombissant de la cascade. Derrière, la parois est suffisamment loin pour que nous puissions y nager un peu. Les roches ont été creusées et lissées, et forment une sorte de dépression confortable où nous avons largement pied. Loin des regards éventuels. Je désigne l'endroit tout en plaisantant d'un ton léger.

" C'est cossu, ici, ne trouvez-vous pas ? Du papier peint, des rideaux, cela ferait une demeure admirable ! "

Je me cale contre, récupérant un peu de notre "balade en haute mer". Sans le poids sur ma hanche, je suis bien plus agile, mais ne parvient pas à être bon nageur pour autant.

Je l'embrasse avec légèreté. Un baiser fugace, presque volé, juste posé sans insistance. Nous nous rapprochons à nouveau, à la faveur de cette intimité aquatique. Que dire, sinon que la voir ainsi en sirène des eaux douces achève de me rendre entreprenant à son égard ? Je m'y noie ! Son vêtement, même réduit à une aussi simple expression, devient brièvement l'objet de mon agacement : qu'il s'en aille, il n'a plus rien à faire là, non ? Devrais-je avouer que ma main a sérieusement envisagé de s'y attaquer ? Qu'elle a même eu tantôt une attitude de général menant son armée au front ? Je l'ai convaincue de se raviser, je l'ai rapatrier plus loin. Plus bas, suivant la torsade discrète de son côté pour rejoindre sa hanche où elle a daigné stationner sans broncher. L'autre, en revanche, s'est bien attaqué à ce dos fantastique où les gouttes roulent en toute liberté, pressée de rejoindre la marre. Quel piège... Ô, tentation, tu sais désormais quel est le chemin de mon cœur, toi qui l'a si longtemps cherché ! Je crains que tu ne te venges âprement...

" Eva. "

Son nom résonne sur les rochers en un écho rond et plein. Je susurre son nom comme l'on invoque une divinité ancienne, avec dévotion, passion, désespoir, peut-être. Je suis si proche que je compte même chaque cil autour de ses yeux. Je semble à peine réaliser la dangerosité de notre jeu. Nous longeons la ligne de non retour avec l’insouciance de deux enfants. Suis-je à ce point immature ? J'ai l'impression qu'elle a éveillé en moi des choses que j'ignorais. Je suis moi sans tout à fait l'être : je me prends d'une faim insatiable. Je pourrais la dévorer ainsi sans coup frémir, emporté dans mon élan, aveugle et sourd, fou à lier. Qu'elle fasse donc ce qui lui siéra de moi, je suis son serviteur !

Les humains sont tous les mêmes. Ils sont incroyablement puérils, parfois. Souvent, même. Je les vois faire, et, franchement. Des chiots en liberté ! Oh non, je ne leur en veux pas. Leur longévité est à l'image de cette immaturité. Seulement, j'aimerai que le mien se souvienne de temps à autre que ce genre de jeux n'est pas fait pour durer.








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Dernière édition par Archibald Lannysser le Ven 24 Juin - 14:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)   Ven 24 Juin - 10:03






Vous avez dit chocolat?

Certains moments restent inoubliables et en général on garde plus facilement en tête les mauvais, allez savoir pourquoi. Mais celui-là, il devait rester à jamais gravé dans l’esprit de la jeune femme, tant il était inattendu, unique et pur. Aussi cristallin que l’eau qui les entourait.

Doucement, son rythme cardiaque revint à la normale. Ses petites brassées sous l’eau et la température de l’environnement avaient réussis à l’essouffler quelque peu. Contrairement à Archibald qui représentait pour elle la maturité et la sagesse, Eva n’avait pas pris le temps de se faire au milieu avant de plonger dedans. La jeunesse a ses bons et mauvais côtés comme toujours. A eux deux, ils formaient le parfait accord, une juste mesure. Contrairement à ce que vous pourriez croire, Eva se sentait vieillir. Cela peut vous faire sourire pour une jeune femme de cet âge, et pourtant … La brune le sentait au fond d’elle et cet état de fait avait sans aucun doute contribué à sa relation avec Archibald. Elle se sentait assez « vieille » pour lui malgré sa fougue persistante, qui tentait de survivre en elle pour les années à venir.

Accroché au cou de son cher et tendre, Eva se sentait plus sereine que jamais, presque fatiguée. C’était étrange d’ailleurs. La brune se sentait lourde, comme si un poids résidait sur ses épaules. Pourtant dans l’eau l’apesanteur est relative. C’était peut-être cette sensation qui la faisait se sentir plus âgée qu’elle ne l’était en réalité. Ou étais-ce la présence d’Archibald qui lui procurait cela ? Alors qu’il penchait la tête en arrière, caressant ses bras, Eva laissa son esprit divaguer sur des notions comme le bien et le mal. Étais-ce mal que d’être amoureuse de cet homme ? Dès le premier jour il avait ébranlé son âme comme personne et elle avait su qu’entre eux quelque chose de précieux et d'irrationnel s’était tissé, dès la première seconde, dès le premier regard. Archibald n’était pas un homme comme les autres, que ce soit par sa vie ou sa simple personne. Il était aussi mystérieux que charmant, presque dangereux. Peut-être étais-ce pour cela que la belle était tombée amoureuse, l’attraction face au danger la caractérisait plutôt bien depuis sa majorité. Elle jonglait entre attraction puissante, tendresse et retenue. Un subtil mélange qu’elle découvrait pour la première fois de sa vie. Tout aujourd’hui, serait pour elle une première fois.

Sentant peut-être que sa dulcinée était songeuse, Archibald bougea subitement, surprenant Eva qui le relâcha aussitôt. Prête ? Prête à quoi ? A quoi s’amusait-il tout à coup ? Une fois de plus, cet homme énigmatique jouait avec elle. Jouait d’elle ? Mais bon, elle l’avait bien cherché aussi et ça elle n’avait aucun mal à l’admettre. Ce n’était là que la suite logique des choses. L’emprise se referma sur sa cheville, lui décrochant un sourire bientôt suivit d’un rire. Comment mais surtout, pourquoi résister ? Docile, elle se laissa entraînée sous l’eau, rejoignant celui qui l’avait amené ici, acceptant les règles du jeu dont il était le maître. Entre caresses fugaces et regards langoureux, Eva se laissa aller au plaisir, jusqu’à ce que l’oxygène lui manque. Remontant tout comme lui à la surface, elle prit une profonde respiration, repoussa ses cheveux en arrière dans une nuée de gouttelettes. En face d’elle, Archibald était tout aussi changé par l’eau, laissant ressortir son côté nature et sauvage. Les masques tombaient peu à peu chez lui. Il avait quitté son costume pour renouer avec la simple nature et ça lui allait bien. Croisant son regard elle n’y lisait qu’une chose : le désir. C’était aussi effrayant que tentant.

Se laissant guider, elle le suivit derrière la cascade, à l’abri des regards, à l’abri de tout. Ce n’était plus un jeu entre eux désormais, c’était la réalité, avec toutes les conséquences qui vont avec. L’humour d’Archibald l’aida à retrouver son côté naturel et détendu.

- A quoi bon tant d’artifices, la nature est si belle ainsi.

Regagnant son contact, la jeune femme s’abandonna à nouveau sous ses baisers. Les caresses dans son dos étaient aussi agréables qu’incitantes. La chaleur se fait une nouvelle fois sentir, la faisant frissonner lorsque la main de son compagnon passa à un endroit précis. Plus d’échappatoire à présent. Eva sentait son corps se raidir soudainement sous l’appellation de son nom, un simple chuchotement qui l'appelait des profondeurs, comme le chant mystérieux des sirènes dans le lointain. Le dévorer, elle le pourrait, elle en avait autant l’envie que le besoin à présent. Son ventre se contractait au contact du sien, involontairement, elle avait définitivement perdu le contrôle de son corps qui décidait désormais pour elle. Sa jambe droite caressa subtilement la cuisse qui lui faisait face. Ce baiser tendre lui l’emportait et l’achevait, laissa Eva dans une transe étrange et dévorante. Sa main caressa le visage de l’objet de son désir, puis descendit sur cette chemise qui faisait encore barrage. Il était temps pour elle de disparaître. Désormais, les mots ne pouvaient plus rien exprimer.




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MessageSujet: Re: Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)   Sam 25 Juin - 1:31




Vous avez dit chocolat ?


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Une symphonie. L'amour est un concerto à quatre mains, un chant a capella plus poignant qu'un opéra, plus tonitruant qu'une introduction fortissimo d'un orchestre philharmonique.

J'aime à m'en couper les veines, je suis pris dans ses chaînes, pour le restant de l'éternité. Eva, comment faites-vous donc tant de miracles ? Votre simple présence me fait oublier toutes les autres, me transforme en un être que je ne connais plus. Je ne désire que vous, encore et encore, puisque par définition, il n'y a ici pas de fin. Notre étreinte se resserre de manière si infime que le piège n'en paraît pas un. Qui oserait mettre fin à une telle idylle ? Je sens des doigts dextres et vifs ôter mon vêtement gorgé d'eau, et je laisse tomber mes derniers atours au fond du petit bassin qui nous tient lieu de cabane. Mes bras forment une douce cage autour d'elle, la tirent et l'attirent à moi, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus en nous qu'une frontière de peau humide. Sa jambe frôle la mienne et j'en soupire malgré moi. Cela fait si longtemps, que cela pourrait tout aussi bien m'arriver pour la première fois. Jamais depuis lors je n'avais donné mon cœur à ce point. Même après toute cette vie de cahot, de chaos pourrait-on dire. Son baiser n'en finit pas. je ne le finis pas non plus, laissant toujours ces trois petits points interrogateurs à la fin d'un paragraphe, qui nous emmènent encore, sans grande surprise, vers d'autres horizons, toujours plus fleuris, plus étincelants. Ses mains dans mes cheveux signifient les miennes dans les siens, à la recherche d'une symétrie de caresses, avec ce léger décalage qui nous fait chanter comme une gigantesque chorale en canon, accord parfait, grandiose. Elle est la gamme, je suis l'accord, et nous nous suivons, nous nous cherchons, et lorsque nous nous trouvons, nous découvrons que ce que nous pensions être une frontière n'est rien qu'un passage vers le haut. Notre corps, jusque-là simple véhicule, à ce que nous pensions, devient à lui seul un moyen d'expression plus puissant que toutes les langues et dialectes du monde, tous les signaux et les ondes possibles. Je peux, enfin, exprimer toute l'étendue de mes sentiments pour elle. Je me sens libre. Libre d'aimer...

Eva et ses cheveux de chocolat fondu. Eva et son parfum de plantes aromatiques et de sable fin, Eva et ses yeux de Mer du Temps en plein soleil, Eva et ses mains de tisserande qui joue avec les fils de mon âme, Eva et ses pieds de danseuse qui virevolte sans toucher terre, Eva et ses lèvres de cerise et d'orgeat, Eva et son sourire de diamant taillé et de perles sculptées, Eva et l'ombre du désir qui dessine les étoiles glacées au fond de ses iris céladons.

Eva sous toutes les couleurs, sous toutes les formes, sous toutes les dimensions. Eva, du début à la fin, du retour au départ, du blanc jusqu'au noir.

Je la regarde, dans le blanc des yeux. Je réalise alors, descendu de mes cieux, que nous sommes bels et biens nus comme des Chenipans, enlacés contre cette roche qui ne nous paraît pas si rude. Mon coeur est si affolé que j'ai peur qu'il n'éclate. A-t-il déjà battu si vite ? Si fort ? Me voilà presque à l'agonie, suffoquant, tremblant de tout mon corps. Suis-je malade ? Je crains que ce ne soit bien pire. Cette maladie-là est incurable.

Autour du lac, les silhouettes camouflées dans le feuillage, dans les hautes herbes, dans les troncs et les joncs, les avaient regardé, d'abord effrayés, puis intrigués par ce curieux ballet. Les deux humains semblaient s'amuser comme des furies dans l'eau, si bien que les occupants du lac avaient préféré fuir, de peur de se faire attaquer par ces créatures étranges et folles. Mais ils ne s'étaient pas beaucoup attarder, disparaissant du même coup derrière le rideau de la cascade. Et on ne les avait pas revu durant... des heures ? Les Pokémon s'étaient crus sauvés.







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MessageSujet: Re: Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)   Sam 25 Juin - 12:34






Vous avez dit chocolat?

Il y a des sensations, des pensées, que l’on ne peut décrire tant leurs conceptions même nous paraissent inconnues. L’amour fait parti de cela. Il est aussi puissant que fragile, aussi emplit de plaisirs que dérangeant. C’est un élément qui peut prendre le contrôle de votre corps, de votre âme, sans que vous ne puissiez lutter. Vous ne devenez alors que simple marionnette au bout du fil tendu par un Angelot taquin. Vos gestes dictent vos émotions et non plus l’inverse. Le monde bascule dans un tourbillon infernal dans lequel vous pouvez très bien vous noyer si vous ne prenez pas garde. Ne rêver pas, l’amour est dangereux et cruel. Il ne vous fait plus aucun cadeau une fois que vous vous êtes engagé sur sa voix. Vous lui appartenez pour toujours et c’est lui qui prend alors le contrôle de votre vie, qui décide de votre malheur ou de votre bonheur. Eva en avait parfaitement conscience en laissant tomber ses fines bretelles et le peu qui la couvrait. C’était un risque à prendre et elle le voulait. Qu’importe les conséquences maintenant, de toute façon il était trop tard pour repartir sur la berge. Enlaçant son bien aimé dans une parfaire communion, Eva cédait à l’un des sept péchés capitaux, peut-être même plusieurs au final. Que son âme soit damnée, qu’elle aille au diable s’il le faut, si tel en était son destin. L’enfer n’était qu’un moindre mal pour pouvoir devenir la compagne du grand Archibald Lannysser. Car tel était son désir : juste lui appartenir pour le restant de ses jours.

Frémissante, comme l’eau trop échaudée, La jeune femme découvrait un univers qui lui était totalement inconnu. Son maître des arts se faisait doux et bon professeur. Il connaissait la chose, ou du moins c’était l’impression qu’il donnait. Se laisser guider et dominée était la meilleure chose à faire. Si c’était réellement les bas fonds de ce monde qui l’attendait à l’avenir, à cet instant c’était tout à l’opposé qu’elle se trouvait. Ses pieds ne touchaient plus sol, au sens propre comme figuré. Chevauchant les nuages comme une amazone sa monture, Eva atteignait les cieux infinis du paradis. Seul le regard doré d’Archibald lui permettait de ne pas se perdre en chemin. Il était celui qui l’emmenait si loin, mais aussi celui qui la retenait attachée à ce monde. Cette montée fulgurante s’ensuivit d’une longue absence, semblable au Roucarnage qui plane au matin levant. Eva voguait entre ciel et mer, loin de tout mais pourtant si proche de lui. Tremblante tout autant que lui, la demoiselle avait bien du mal à reprendre contenance. Le monde tournait autour d’elle, ou sans elle, difficile à dire. Combien de temps fut nécessaire pour la faire redescendre ? Impossible à dire, mais doucement, comme l’éclosion de la chrysalide, Eva retrouva ses moyens. Sa fleur avait été dévoilée, butinée.

- Je vous aime.

Ces mots elle les avait déjà prononcés, mais jamais avec autant de conviction. Elle ne faisait qu’un avec lui. Retrouvant son souffle et son sourire naturel, elle relâcha quelques peu son étreinte, réalisant doucement ce qui venait de se passer. Qui aurait pu imaginer un tel moment seulement quelques jours auparavant ? Le chocolat, aliment aphrodisiaque parait-il, avait fait son effet, consommé sans la moindre retenue. Il n’en restait rien, rien à part deux êtres affolés.

Quelle heure était-il ? L’heure du repas était certainement passée à présent, mais la faim d’Eva venait d’être apaisée d’une autre manière, moins conventionnelle. Un nouveau frisson la parcouru. La chaleur quittait étrangement son corps pour laisser place à une profonde et subite fatigue. L’eau lui paraissait plus froide tout à coup. Ses yeux ne quittaient pas ceux de son amant. Ce moment n’appartenait qu’à eux.

…………

Loin de ces tumultes, rangé tout au fond du sac de randonnée, le téléphone d’Eva vibrait non stop depuis une bonne demi-heure déjà, sans aucune réponse. Assis tranquillement à côté, Mentali observait simplement la poche gauche qui vibrait sous les appels, sans faire pour autant le moindre geste. Il était de retour, ayant abandonné la douce compagnie de la blonde pour retrouver celle de la brune. Hélas pour lui, il était arrivé encore trop tôt mais avait préservé son chaste regard de cette descente aux enfers. Ne restait plus qu’à attendre, attendre qu’elle lui revienne, qu’il la lâche enfin. Il avait eut ce qu’il voulait, tôt ou tard il l’abandonnerait et Mentali comptait bien là-dessus. Cette vision écœurante à ses yeux était difficilement supportable et faisait remonter en lui ses mauvais sentiments.



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MessageSujet: Re: Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)   Jeu 1 Sep - 18:07




Vous avez dit chocolat ?


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Les secondes sont des minutes, les minutes, des heures. Notre amour, une éternité. Tout mon être s'est révolté, ce n'est pas une émeute, mais une Révolution. Il ne m'obéit plus, a décidé que désormais mon esprit devrait faire cavalier seul. Il ne bougera plus, il l'a décrété, devant l'Assemblée au grand complet. Des profondeurs jusqu'aux cieux, on chantera cet amour. Les yeux fermés, je ne sens plus que la douceur de ses lèvres qui discutent avec les miennes et mon esprit divague , porté par ces petites cachoteries dont seuls les corps ont le secret. Un souffle court serpente sur la peau fine de mon cou.

"Je vous aime."

Soupir. Peut-on réellement confiner autant d'émotions en un seul mot ? Quel doux prodige. Je quitte de nouveau le sol, délaisse ce manteau d'appréhensions qui, décidément, me va bien trop grand. Mes bras l'accueillent, l'enserrent, encore, un instant... Toujours. Mes yeux étincellent, flamboient avec toute la joie du monde. Aurais-je imaginé, quelques jours auparavant, qu'une telle chose allait survenir ? Moi ? Aimé ? Par le cosmos, je ne peux y croire. Je sens encore ses doigts sur mes côtes, sur la zébrure rugueuse qui court le long de ma hanche, jusque sur mon genou. C'est étrange. Cette sensation... d'être accepté. D'être un tout, pris pour sa totalité. Absolument, intensément. Plus rien ne serait jamais pareil. Nous venions de forger un lien dans des flammes d'une nature que je découvrais en même temps qu'elle. L'ouverture sur un tout autre niveau de conscience. C'est... effrayant ? Mes yeux s'ancrent aux siens, je cherche l'air qui me manque.

"J'aimerai être digne de l'amour d'une étoile. Mais est-ce seulement possible ? "

Eva contre moi, la cascade en guise de rideau. Je n'ai ni l'envie ni la force de m'écarter. Le faudrait-il ? La bienséance le voudrait. La paume de sa main appuie davantage et je m'écarte à contrecœur. Je frissonne.

" Je... Je pense que l'on nous croit perdu. C'est peut-être vrai, en fin de compte ? "

Oh...oui. Je suis perdu ! Complètem... Où ai-je donc mis cette fichue chemise ? Bon sang, le courant a dû l'emporter plus loin... C'est bien ma chance ! Ma tête se tourne avec embarras vers mes pieds. Non, en réalité, la chemise devrait être le cadet de mes soucis...

" Nous... nous devrions..."

Le devoir, toujours le devoir. Non, nous resterons ici et maudit soit le reste. Non ?

"... retrouver nos Pokémon. Ils doivent s'inquiéter. "

Pitoyable, Archibald. Pitoyable...







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MessageSujet: Re: Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)   Ven 2 Sep - 9:03






Vous avez dit chocolat?

La chair de poule, un frisson, puis cette sensation désagréable de raideur se rependant dans tout le corps. Il fallait bouger, sortir de là, sortir de cet état de torpeur qui s’emparait d’elle à présent, sans lui laisser la chance de résister. Ses muscles commençaient déjà à s’engourdir, comme cela lui arrivait souvent après un effort physique intense. Pourtant, ce qui venait de se passer n’avait absolument rien de violent. D'intense par contre …

Archibald ne semblait pas vouloir quitter cet endroit et la brune ne pouvait que partager ce sentiment. Ici, ils étaient seuls, coupés du monde, exprimant pleinement leur amour. Quand et où un tel moment pourrait-il à nouveau prendre vie ? Bientôt elle l’espérait. Eva n’était pas du genre à n’être qu’une fille de passage et elle était sure qu’Archibald était quelqu’un de sérieux lui aussi. Il ne l’abandonnerait pas après ce qui venait de se passer, non, jamais. Même si ces instants devaient êtres rares, ils se retrouveraient.

Eva s’était finalement rapprochée, pour retrouver cette chaleur dont elle avait cruellement besoin. Caressant doucement la joue de son bien aimé, son geste s’arrêta subitement lorsqu’il parla des Pokémon. Une seconde plus tard et se furent ses yeux qui s’arrondirent.

- Mentali …

Juste un nom. Dur de comprendre ce qu’elle voulait dire, mais elle semblait paniquée tout à coup. Depuis quand n’avait-elle pas vu son chat du diable ? Cherchant à toute vitesse dans sa mémoire, elle le revit avec eux, en bas du talus, juste après la chute. Oui, mais après ?!

« Réfléchis bordel, qu’est ce que tu en as fait ???!!!! »

Archibald l’avait entrainé jusqu’ici, mais elle ne se souvenait pas d’avoir vu Mentali les suivre. Non, en réalité, elle n’avait même pas fait attention de savoir s’il suivait ou non.

- Non mais qu’elle idiote !

A présent inquiète voire paniquée, Eva s’empressa de retrouver ses affaires. Ce ne fut pas chose aisée, le coquin tissu avait décidé de ne pas rester caché avec eux. Heureusement pour eux, il n’y avait personne dans le secteur. Plongeant à plusieurs reprises, elle récupéra ses affaires et le plus important pour Archibald. Quant-à sa chemise, elle était temporairement portée disparue. Eva n’en avait que faire à cet instant et nagea en direction de la berge. Quelle fut sa joie lorsqu’elle aperçu Mentali assis tranquillement auprès de son sac. Son cœur cessa aussitôt de s’emballer, retrouvant un rythme normal. La sensation de froid elle aussi avait disparue. Calmée, elle se retourna pour s’assurer qu’Archibald suivait le mouvement, mais aussi pour l’aider à sortir au besoin.

La raison venait de faire son grand retour dans l’esprit de la brune et elle se rendait compte qu’Archibald n’avait pas du tout comprendre de ce qui venait de se passer. Quoi que. Il était si intuitif avec elle, comme s’il lisait ses pensées sans le moindre problème. Il était si spécial. Elle l’aimait.

Sortant de l’eau avec prudence, Eva retrouva son chat qu’elle caressa avec affection. D’habitude très câlin, Mentali lui fit bien comprendre par son air boudeur que ça ne serait pas aussi facile. La petite guerre entre le chat et l’homme à la canne venait de faire son grand retour. Trop possessif, le Pokémon psy n’avait guère apprécié ce rapprochement entre les deux humains.

- J’ai eu si peur de t’avoir perdu.

Mentali lui jeta un regard en coin « ah ouai ? ». Il aimait parfois jouer avec les nerfs de sa dresseuse, comme maintenant. Comme un enfant, il savait comment s’y prendre pour manipuler la brune, en la prenant par les sentiments.

Alors qu’elle continuait de caresser son chat pour qui elle avait tant eu peur, Eva sursauta quand son téléphone sonna dans son sac. Le prenant, la première chose qu’elle vit, ce fut le nom de sa mère ainsi que sa photo affichée à l’écran. La seconde fut : 18 appels manqués.

De nouveaux ses yeux s’arrondirent. Décrochant dans la précipitation, elle s’excusa sans que sa mère eut le temps de lui dire quoi que ce soit. A présent assise sur les rochers, Eva écouta pendant de longues secondes puis minutes la voix de sa mère. Plus le temps passait et plus le visage d’Eva se fermait, devenant soudain triste. Son père avait fait une chute suite à un malaise. On venait de leur annoncer le cancer du père de famille, un cancer qu’il leur cachait visiblement depuis des années. Eva ne réalisait pas. Elle passait du paradis à l’enfer. Sa famille avait besoin d’elle. Le prochain bateau serait le sien.



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MessageSujet: Re: Vous avez dit chocolat? Feat Archibald | Hitomi (event pâques)   Jeu 16 Mar - 0:15




Vous avez dit chocolat ?


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Tout se fige. J'ai froid. Le contraste avec le brasier qui me consumait est terrible : j'en claquerai presque des dents. Je n'aime pas cette sensation, elle me rappelle de trop mauvais souvenirs. Mais je n'y peux rien : envolée, l'étreinte douce et passionnée. Quelque chose vient de nous séparer et j'ignore encore quoi ! Sauf que, voilà, précisément, cette chose survient.

"  Mentali … "

Et tout explose. Eva fuit. Je ne peux pas bouger, j'en suis incapable. Mon être est trop dissocié, épars, incapable de retrouver la marche à suivre. Sa main a quitté ma joue et emporte avec elle tout un monde de rêves - qu'en d'autres temps j'aurais sans doute trouvés drôles ou bien niais. Qu'il y a quelques secondes, je pensais parfaits et éternels !

" Non mais quelle idiote ! "

Pris de déséquilibre alors qu'elle fend le rideau d'eau qui nous séparait du monde, je me retiens in extremis aux rochers. Les pieds plantés dans la vase du fond, je reste là, tel un sot dénué de réflexion. Encore incertain quant à ce qu'il vient de se passer.

" Oh... "

Avec un soupir plein de stupeur, je m'affaisse davantage contre la paroi, stupéfait et mal à l'aise. Oh ! Oui, c'est bien le mot, par les plumes du Ho-Oh ! Bon sang, mais qu'ai-je fait ?! Je ne sais pas, je ne sais plus...

Je ferme les yeux. Vaine tentative d'effacer les sensations qui me font encore trembler. Je les ouvre à nouveau. Il est bien tard pour recouvrer un semblant de lucidité, tiens ! Quelle tempête, quel désastre. Et j'en suis l'auteur ! Bien joué.

Je me décide à sortir après une méditation bienvenue, préférant la nage à une périlleuse station debout, même dans si peu d'eau. Je regagne le milieu de l'étendue, pour y évoluer plus librement. Je sais que le plus dur est à venir... et je ne me trompe pas. A peine ai-je posé mon pied droit pour me redresser sur les derniers mètres que cette familière sensation de faiblesse me prend. Je glisse et - une fois n'est pas coutume - bascule en arrière pour me retrouver assis comme un idiot.

" Nom d'une Pierre Nuit, c'est fatigant ! "

Ma main frappe la surface et je m'éclabousse avec une certaine frustration. Pas possible de faire quoi que ce soit tout seul sans cette canne ! Ah, il est beau, le fringant dresseur ! Quel pitre je fais. Hum.

Archibald, il faut te ressaisir. Tu ne peux pas finir ta vie ainsi, par un beau jour d'été, les fesses dans l'eau, complètement nu. Allez, bon sang, un peu de nerf ! Mes jambes se rebellent. Je suis plus lourd que je ne l'avais cru, tiens ! La rive me paraît bien loin, tout à coup.

" Seth ? "

Pas de réponse.

"Seth, imbécile heureux, cesse donc de me faire la tête... Tu sais bien que cela n'a rien avoir avec toi. "

Je vois finalement mon vieil ami sortir non pas des buissons comme je m'y attendais, mais de l'eau : revoilà avec lui ma chemise ! Mon imprévisible partenaire s'est glissé dans la rivière en quête de cette chipie qui s'était fait la malle. Il la traîne sur la rive et la dépose à mes pieds, avec l'un de ses regards plein de sous-entendus. Je souris, et sans un mot, me saisi de mon vêtement détrempé.

" Que deviendrais-je sans toi ! "

L'Absol renâcle et se détourne, l'air de rien. Un coup d'oeil par-dessus les roches bordées de roseaux m'indique qu'Eva a regardé la terre ferme. Elle nous tourne présentement le dos, son téléphone à l'oreille. Je fronce les sourcils malgré mon envie de rester détendu : dans l'air flotte un curieux parfum d'inquiétude neuve. En silence, je me rhabille, pestant entre mes dents de ne pouvoir facilement remettre cette fichue chemise pleine d'eau. Elle sent la vase, désormais : quelle charmante fragrance, vraiment !




Le soir tombe, et nous sommes de retour à l'embarcadère. Eva, dont la mine n'a cessé de se défaire à mesure que le jour se mourait, doit à présent nous quitter bien plus tôt que prévu. Je n'ai pas cherché à la retenir, malgré que mon cœur ait gémi de ce coup du sort. Je ne peux lutter pour un désir égoïste : elle ne m'appartient pas, elle est libre, et c'est ainsi que je l'aime. Inutile de souligner à quel point les adieux sont déchirants. Oh, j'aurais fort bien pu écourter moi aussi mon séjour, mais quoi ! Cela n'aurait fait que retarder l'échéance douloureuse, car il semble que l'affaire qui l'éloigne de nous soit tout à fait privée.

Tandis que le dernier bateau pour Kantô quitte le port, mon regard le suit, jusqu'à ce que sa coque se soit fondue avec l'horizon.

" Étrange comme les rares fois où nous pensons nous attacher, le monde conspire à nous montrer que nous ne devrions pas. "

Seth me lance un regard étonné.

" Oh, ne te méprends pas, cher ami. Je songeai juste à cette règle incroyable d'équilibre qui veut que nous souffrions toujours un jour des choses agréables... "

--
Eh bien... fin. Snif. ♥







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